Où en êtes-vous dans votre projet de vie? Est-ce qu’il vous arrive d’avoir la tête pleine d’idées et d’avoir l’impression de stagner? D’être assis sur la banquise en d’attente du dégel. C’est ce que j’ai vécu à une certaine période de ma vie. Sclérosée et incapable de donner vie aux croquis que je créais depuis si longtemps dans ma tête. Puis j’ai compris que la visualisation et les meilleures intentions du monde ne suffissent pas pour sortir du marasme. Il faut passer à l’action; se lever un beau matin et faire un kilomètre de plus en direction de notre objectif. Vous ne serez pas surpris si je vous disais que ce qui m’empêchait d’avancer c’était la peur. Bien oui! La peur d’échouer et celle de réussir aussi. C’est paradoxal non?

Il vous est surement arrivé d’avoir peur d’échouer. Dans le pire des cas, on vit une déception puis on retourne se rouler en boule à l’abri des jugements! Vous avez peut-être rencontré la peur de réussir aussi? Ce fameux sentiment d’imposteur, la craindre le jugement des autres ou le besoin de leur approbation? Ou encore de réaliser que votre mindset est bâti sur la croyance que vous êtes né pour un petit pain et non pour la boulangerie du coin. Ça, c’est pire! Si on vous a dit que vous ne réussiriez jamais et si on a douté de vous tout au long de votre vie il est possible que les peurs soient tapies dans l’ombre de votre cerveau. Il y a du travail à faire et la beauté de la chose c’est que c’est possible.

Pour ma part j’ai laissé s’engourdir des rêves bien trop souvent et sur de trop longues périodes. Puis un jour j’ai décidé de faire face à mes peurs et c’est à ce moment que ma vision s’est agrandie comme un ciel sans nuage. Du moins comme un ciel avec des éclaircies plus étendues. Bien sûr, il me restait à travailler fort chaque jour ! J’ai dû faire un plan et me retrousser les manches. J’ai dû accepter de regarder en face ce qui me barrait la route et changer ma perception des choses qui me limitaient. C’est ce que je m’applique à faire tous les jours depuis, en m’inspirant de ce qui me fait vibrer. La nature est pleine de révélations d’une saison à l’autre. J’ai appris à reconnaître les personnes qui ont des étoiles dans les yeux. Celles qui vont au bout de leurs rêves et qui m’incitent à être la meilleure version de moi-même. Tout est susceptible d’éveiller l’admiration et de nous donner le goût de nous dépasser. Il suffit de porter les bonnes lunettes. Alors j’ai changé les miennes.

En tirant les rideaux ce matin, les yeux rivés à mon paysage toujours en évolution j’ai pensé à vous que je connais et à vous que je ne connais pas. Et je me suis dit que je suis rendue à l’étape de partager ce qui m’habite même si la peur peut jaillir en cours d’écriture. C’est ça que je me suis dit ce matin. Nous avons tous une histoire à raconter et même si nous voulons la garder secrète, nous finissons par la partager à la face du monde en étant ce que nous sommes. Toutes les couleurs qui nous habitent révèlent notre histoire. Toujours.

“Avoir de la gratitude nous rapproche du bonheur”.

Souvent nous courons en cherchant l’eurêka à l’extérieur de nous-mêmes. Nous sommes désorganisés, nos projets stagnent, notre confiance s’effrite et les peurs jaillissent. J’ai envie de vous dire qu’en m’ouvrant à la gratitude chaque jour et en dirigeant les projecteurs sur ce que je peux accomplir de mieux aujourd’hui, la peur a commencé à fondre sur la banquise. C’est justement de la peur que je voulais vous parler. Parce que la peur de la réussite est en réalité notre peur du changement. La véritable réussite ne se déploie pas dans un état d’esprit empoussiéré de veilles croyances. Réussir dans toute la largeur du verbe, c’est savoir déployer quelque chose de plus grand que soi dans la liberté d’être ce que nous sommes. Réussir c’est contribuer au monde avec les talents dont nous avons hérité. Bien sûr, nous ne sommes pas toujours au top du succès mais nous ne sommes pas toujours au ras des Pâquerettes non plus. L’essentiel est de passer à l’action.

La peur des critiques et des jugements des autres prend racine dans le discours intérieur que nous entretenons. Il n’en tient qu’à nous de changer notre fréquence radio. J’ai connu le syndrome de l’imposteur et j’ai longtemps cru que le passé avait défini ce à quoi j’avais droit. Puis je me suis rendue compte que c’est possible de développer une juste perception de Soi et des talents que nous devons développer. C’est en mettant à l’oeuvre notre créativité, que le passé reprend sa juste place en cessant de nous envahir aujourd’hui. Alors dessinez-vous un espace pour vous retrouver; habitez votre maison intérieure et tenez votre lampe allumée sur votre chemin.

Savez-vous quoi ? Ça c’est la deuxième chose que je voulais vous dire. “It’s never too late to begin again”. Il n’est jamais trop tard pour commencer un projet ou pour recommencer à partir de zéro, ni pour vous réinventer une vie qui vous ressemble totalement. Je suis ravie d’avoir fait le choix de continuer à inspirer des femmes dans tous les couleurs de l’âge. Celles qui se sentent perdues à l’orée d’une retraite, celles qui en ont ras le bol d’une vie beige qui ne leur ressemble pas, celles qui ont oublié que leurs rêves étaient porteurs de vie nouvelle; et les hommes aussi, ceux qui sont en train de reconnaître que la performance a peut-être englouti leurs rêves d’une vie qui leur ressemble davantage.

C’est ça mon nouveau chapitre. C’est ça que j’ai choisi de faire : être proche de ces femmes et ces hommes qui ont un cœur immense comme l’océan. C’est avec eux que je veux dire: “Écrivons ensemble et changeons le monde!”

 » Et vous, qu’est-ce qui vous inspire? Qu’est-ce qui fait que vous avez envie de tirer les rideaux chaque matin?

Diane noel