Le célibat est un choix pour certaines femmes. Et pour certains hommes aussi. Les uns choisissent de vivre solo pour la liberté. D’autres préfèrent se protéger des blessures d’un éventuel recommencement. Certains ont perdu la foi. D’autres préfèrent explorer l’univers des similis relations en attendant de trouver la bonne. Question de choix. Mais la quête de l’âme sœur demeure au top du palmarès, encore aujourd’hui, même à un âge avancé. Même en temps de pandémie, l’amour est doté de tous les anticorps pour survivre.

Pourquoi? Parce que le besoin d’aimer et d’être aimé est vital. Rentrer chez soi un soir d’automne et savoir qu’on peut se déposer auprès de l’autre en regardant tomber le soir, est encore à la mode. Savoir qu’on peut échanger, se soutenir, partager l’apéro collé, rire aux éclats, faire des folies dans une acceptation inconditionnelle de qui nous sommes pour vrai, c’est encore quelque chose qui nous allume. Les rides aux coin des yeux parleront toujours d’amour.

Notre cœur est conçu ainsi. Il aime la tendresse et la simplicité du moment présent. Notre corps aime la chimie, les mains qui se touchent, les regards qui se parlent, le parfum de l’autre. Les phéromones nous réunissent naturellement, mais au-delà de nos pulsions charnelles il y un océan qui nous invite à nager ensemble. A vieillir ensemble. Il y a quelque chose de plus grand que soi qui boucle les rencontres qui ont une chance de grandir encore. De grandir longtemps. Parce que quoi qu’on en dise, ça existe toujours la joie pure d’être en relation.

Un jour j’entendais cette analogie: Deux personnes qui s’aiment sont comme deux poissons dans un océan. Un poisson dit à l’autre: “Donne-moi de l’amour. Le poisson partenaire lui répond: Je ne peux pas te donner de l’amour car l’amour c’est l’océan. Tu es dans l’océan et je le suis aussi. Alors nageons ensemble et partageons l’océan que nous sommes”.

Mais c’est souvent la peur de cet océan qui nous effraie. La peur de nager ensemble.
La maturité affective n’est pas attribuable aux contes de fées. Ce n’est pas à l’autre de combler nos besoins et nos manques. Ce n’est pas un one night qui le fera non plus. Ce n’est pas dans le flou que ça se construit un lien véritable.

La relation consciente, ce n’est pas juste “être deux pour être deux”. C’est avant tout être intime. C’est savoir dire: “Je te vois dans tout ce que tu es”. C’est une mission commune. Celle de livrer un témoignage en étant des êtres loyaux et aimants pour le reste du monde. C’est un voyage des plus réalistes encore après 50, 60 et 85 ans. Peut-être le plus beaux des voyages. Mais il n’est possible que pour les êtres qui ont le courage de se regarder franchement et de mettre à nu leur vérité.

D’où la nécessité de faire le ménage de nos vieux tiroirs. Sortir du placard, les fantômes qui nous hantent encore la nuit. Dénouer les veilles relations qui se sont mal terminées. Honorer les partenaires d’avant qui nous ont appris à devenir qui nous sommes. Il faut beaucoup de courage pour faire du ménage en soi. Des heures de thérapies peuvent aider, mais ce n’est qu’en descendant consciemment dans notre ressenti et en acceptant de guérir nos blessures d’avant qu’on peut y arriver.

Nous le sentons lorsqu’une union sacrée nait. Elle nourrit les deux. Sa signature est unique. Nous la reconnaissons parce que nous traversons des défis ensemble. Parce que l’autre respecte nos défis personnels. Nous apprenons à bâtir notre confiance mutuelle dans le respect de nous-mêmes et dans le respect de l’autre. Nous reconnaissons ce type d’union lorsque la liberté de chacun est un terrain sain et clean. Nous le savons parce que nous sommes capable de pardon.

Vous est-il arrivé de demander de rencontrer le ou la partenaire idéal? Mais pourquoi ne pas se préparer à être le partenaire idéal pour soi-même et pour l’autre ensuite? Car c’est lorsque chacun devient le meilleur de lui même, que la magie commence a opérer. Dans ces conditions chacun exprime sa propre noblesse.

L’amour véritable ne survit pas sur un océan nébuleux. Il faut de l’air, de l’espace, de la lumière et du respect pour que la rose s’ouvre. Il en est de même de l’amour. Puis il faut des antennes pour ressentir l’autre et surtout respecter les pauses et les silences nécessaires. Car lorsque les sentiments sonnent vrais pour les deux, rien d’extérieur ne peut détruire les liens qui se sont construit tranquillement. C’est peut-être ça que veut dire: “ce que Dieu a unit, que l’homme ne le sépare point”

Nous croyons bien nous connaitre à l’aube de nos premiers cheveux gris, mais la maturité affective a toujours besoin d’apprendre. Quelque soit notre âge nous sommes reliés à nos blessures du cœur. Toujours. Et si nous en avons jamais pris soin, elles se réveilleront encore et encore sur nos parcours amoureux. Et ce, quel que soit notre âge.
Une relation amoureuse ne va pas combler tout nos manques et toutes nos solitudes. Elle est plutôt une navire sur lequel on choisi de s’embarquer avec le désir profond de se transformer. Une sorte d’alchimie qui fait que deux êtres deviennent meilleurs au contact l’un de l’autre.

La connaissance de soi, de l’autre, l’expression de nos besoins et de nos limites respectives sont des prérequis dans ce voyage en duo. Établir les paramètres de notre territoire émotionnel, sortir du flou, nourrir la passion, dédramatiser, être curieux de l’autre, mettre en commun nos forces ou notre créativité, réinventer l’art de communiquer dans un langage qui devient une musique pour les deux, sont autant de bases de la maturité amoureuse.

 

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La guérison des blessures du cœur et la maturité affective/amoureuse sont des sujets qui feront parti du prochain programme

diane noël 2020

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