Nous entendons beaucoup parler d’équilibrage énergétique, de guérison du cœur. En cette fin d’année 2020 le stress et l’anxiété face à l’inconnu ont fait ressurgir pour certains, un mal de vivre qui trainait depuis longtemps. Des techniques telles que l’hypnose, le Reiki, les cristaux, l’éveil de la Kundalini, l’enlignement des chakras, le nettoyage énergétique semblent pleines de promesses. Mais lorsque le mal de l’âme est profond, ce ne sont pas les shamans, les élixirs floraux ni le tarot qui soigneront les écorchures qui trainent depuis des années sur un cœur meurtri.

Le soin de l’âme ne relève pas de la magie. Il ne suffit pas de simplement harmoniser nos énergies et nos chakras. Il faut aller plus loin. La véritable guérison du cœur consiste à se prendre en charge et à mettre en lumière les vieilles croyances qui sapent notre joie de vivre. C’est là que le véritable travail commence. C’est là que le mieux-être peut s’installer pour vrai. Mais le mieux-être, ne veut pas dire l’absence de défis. Lorsque nous voulons des transformations, il va de soi que les choses doivent bouger. Et parfois ça demandera de mourir à ce qui nous blesse pour renaitre.

Un jour j’ai lu quelque part que le travail de guérison du cœur, n’est pas fait pour tout le monde, mais seulement pour les personnes courageuses. C’est un chemin pour les rebelles au cœur ouvert, pour les braves, les guerriers pacifiques prêt à se battre pour leur vérité profonde. C’est une aventure pour ceux et celles qui ont l’humilité de se remettre en question, de se pardonner, de pardonner à l’autre. La véritable guérison est possible pour ceux qui osent quitter la peur pour suivre leur voie. C’est un domaine dans lequel il est nécessaire de s’engager à 100%. Pas à moitié.

Guérir demande d’être à l’écoute de soi et de suivre la direction de notre cœur plutôt que celle de nos doutes. Une transformation véritable, c’est profond et intense. C’est un processus initiatique qui demande du temps, de l’énergie et encore du temps. Et la patience d’un jardinier aussi.

Notre ego voudra résister aux changements. Nous serons tentés de retourner en arrière dans des habitudes qui nous apportaient une satisfaction superficielle mais qui, au final, étaient toxiques. C’est cela le processus de guérison. C’est accepter de faire la lumière sur nos parts d’ombre et avec beaucoup d’honnêteté, faire le choix de s’engager dans ce qui nous élève. Ensuite c’est assumer nos choix avec tout ce que cela comporte de responsabilités.

Un processus de transformation ça fait mal parfois. L’accompagnement d’une âme bienveillante est souvent souhaitable. Mais il faut savoir que notre transformation ne dépend que de nous. Comme pour un accouchement, nous ferons le travail seul, même si nous sommes accompagnés.

Le chemin de la guérison intérieure nous demande de faire confiance au processus naturel de la vie. Comme la nature, les soins de l’âme exigent beaucoup de douceur et d’amour. Ne s’entourer que de personnes aimantes est requis. Laisser partir les autres.

Nous voyons toujours des signes lorsque le processus de guérison est enclenché. Notre perception des choses change. Notre regard s’illumine. La guérison est libératrice et fortifiante. Nous sortons de l’ombre et nous ne sommes plus jamais seul. Par la suite, le Reiki, les cristaux, les soins énergétiques et l’équilibrage de nos chakras sont des outils qui peuvent effectivement ajouter à notre engagement initial.

Parce que le véritable canal de guérison c’est nous,  et nous sommes les seuls à détenir les clés. C’est peut-être la plus vivante des aventures parce qu’elle n’est jamais terminée.

C’est un processus qui nous conduit assurément vers d’autres cœurs guéris. C’est ça la magie!