Vous arrive-t-il de regarder en arrière en vous disant que vous avez manqué le bateau? Que vos rêves ont disparu dans le sillage au fil du temps? Qu’il est trop tard pour refaire le monde que vous aviez prévu refaire à vingt ans? Le temps des sauts en parachute vous semble dépassé? Vous ne dansez plus jusqu’au petit matin et vous vous dites It’s too late? Mais non! C’est une illusion. It’s never too late to begin something new. Il n’est jamais trop tard pour dessiner les bleus de votre nouvel édifice. Et si vous êtes dans le questionnement c’est sans doute parce qu’il est grand temps pour vous de bouger. Parce que ce qui arrivera par la suite dans votre vie professionnelle ou personnelle est intimement lié aux actions que vous poserez maintenant. Je répète : ce qui arrivera par la suite est intimement lié aux actions que vous poserez maintenant. J’avoue que pour moi, cette phrase vient secouer le syndrome de la procrastination. Car j’étais du genre à me dire pourquoi faire demain ce que je pourrais faire après-demain. J’ai voulu comprendre.

Ne rien faire crée un nouveau rien

J’ai découvert que pour vivre ma vie épique, pour larguer les amarres vers un nouvel horizon je devais apprendre à voyager léger. C’est ce que j’ai réalisé au cours des dernières années. En réalité il n’y a rien de nouveau sous le soleil à se dire que nous avons droit au meilleur, que le secret de Rhonda Byrne et les innombrables miracles sont à notre portée dans le pouvoir du moment présent. Nous savons tous que la loi de l’attraction est un aimant et que le fitness c’est aussi pour notre cerveau. Je sais et je savais tout ça ces dix dernières années. Comme la plupart d’entre vous, je fonçais avec un maximum d’assurance vers mes buts. Je me sentais relativement bien préparée pour faire le saut quantique dans ma nouvelle vie. Je suivais des formations hyper branchées, des séminaires de malades où je rencontrais des centaines de personnes en feu! Je surfais sur la vague de la création et pourtant il y avait un bémol. J’avais l’impression de repasser à go et de déplacer mon pion sur le même échiquier qui allait me ramener toujours à go.

Je me suis questionnée sérieusement. Je voulais trouver ce qui bloquait dans l’engrenage. J’ai écrit, médité, réfléchis, laissé monter les réponses, posé des actions, fait des erreurs et écrit à nouveau. Et j’ai découvert l’importance de m’observer tranquillement en regardant couler la rivière le matin. J’ai appris à m’élever au-dessus de mes vieux patterns pour voir se dénouer les intrigues. Et c’est dans ces effluves de la pleine conscience que j’ai découvert que ce qui accrochait n’était pas d’ici. J’ai reconnu que les interdits et les manques de reconnaissance avaient laissé des traces dans une galaxie que je croyais avoir quitté depuis longtemps. Aucune blessure apparente mais des chuchotements, comme un refrain qu’on réussit à apprendre par cœur. Si les croyances paralysantes ont été enregistrées inconsciemment, le reset quant à lui, doit se faire consciemment. Rendu là c’est une question de choix et d’action drastique. On ne lambine pas avec les mauvaises croyances. Et il n’est pas nécessaire de prendre 10 ans pour s’en départir. Après avoir identifié les plants qui ne portent plus de fruit dans votre jardin il ne vous reste qu’à sarcler intelligemment sans ravager tout le jardin au complet. Et croyez-moi il n’y a pas d’âge pour le jardinage de sa propre vie. Être proche de soi c’est ça la recette. Je le dis souvent parce que c’est vrai.

C’est ça faire la paix avec le passé. C’est l’absence de ressentiment. C’est faire preuve de compassion en admettant que les êtres humains qui nous entouraient jadis ont fait de leur mieux avec les moyens du bord. Je suis née et j’ai grandi dans une famille où la santé mentale de ma mère a toujours été fragile. Personne ne parlait de ça. Le sujet était tabou et personne n’a jamais soigné ma mère. Je l’ai vu petit à petit glisser dans une santé émotionnelle et mentale de plus en plus sombre. J’avais l’espoir de lui apprendre à ressentir des bouffées de bonheur comme il m’arrivait d’en vivre. Mais je n’ai pas réussi. Elle avait plus de 85 ans lorsque j’ai compris que la petite fille en moi s’était toujours sentie responsable de son mal de vivre. Inconsciemment j’avais mis ma vie sur pause plus souvent qu’à mon tour. Et la procrastination était attachée à cette peur de dépasser les interdits et à ce faux confort qu’on ressent à rester dans l’ombre. C’est ça la beauté de la chose lorsqu’on a le courage de reconnaitre la vérité qui a érigé nos interdits. On a le choix.

Faire la paix avec le passé c’est reprendre cette enfant de 4 ans par la main et lui donner la vie qu’elle mérite. Un de mes mentors, Martin Latulippe dit que la procrastination vient d’un manque de confiance en notre capacité de réussir. Il a raison. Alors, partez à la conquête de ce qui bloque dans l’engrenage car c’est en faisant la paix avec ce qui entrave votre route que vous pourrez déplier vos ailes si jamais vous sentez qu’elles sont repliées. Et c’est en mettant beaucoup d’amour sur tout ça qu’on y arrive!
Diane Noël 2019©

Diane noel